Agapé

Boulevard désert d’une ville bruyante,

Misère et indifférence, douleur latente.

A deux pas gisent de curieuses créatures,

Le regard mort, les deux pieds dans la luxure.

Reste-il des justes pour panser les plaies ?

Sinon que reste t-il ?

Les cœurs emplis de haine sont bien laids,

Et leur combats bien futiles.

La vengeance, la haine, vains face à l’amour !

Est-il vraiment perdu, cet Agapé ?

Je ne parle pas de serments à l’oreille d’un sourd,

Ni d’un lien factice qui croit exister,

Mais d’une passion élevée et pure,

Qui dans les contingences perdure.

Reviendra t–il un jour, Pascal, celui que tu vantais ?

La raison qui s’efface devant le cœur, ah tu l’espérais,

Mais la terre tourne autrement,

Loin sont ces commandements,

Quand notre seul Dieu est argent.

Pas de place pour l’Agapé,

Dans le règne des futilités.

Veau d’or, c’est devant toi que nous nous prosternons,

Partout, sur ce boulevard désert, jusque dans nos maisons.

Moïse, que de sacrifices pour des ingrats.

Oh grands hommes, qui vous honore ici-bas ?

Quand chacun de nos actes est une offense à votre combat !

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