hiver à Paris

Les arbres en hiver, comme des mains de vieillard,

Et les villes glacées comme un grand traquenard.

Le ronronnement des bus et leur carbone,

Les cris du cœur dont les gens s’étonnent,

Comme si être en vie était étrange,

Visages froids aux regards denses.

Si placide, j’aimerais vous disséquer,

comprendre comme votre âme peut supporter,

Les jours sans saveur et les injustices,

Les non-sens, ces images qui nous abrutissent.

Enfant d’un monde déjà mort,

Nageant au milieu des cadavres,

Même ces choses que l’on adore

Ne sont qu’un fragile havre.

D’où on entend encore le monde dehors

Et ses absurdités assourdissantes.

Dans cette ville, les heures sont lentes,

Le temps est figé, rien n’avance,

Même les amours sont fades,

Paris est en rade.

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