l’animal

Pauvre être qui subit notre froide raison,

Ce joug qui a fait de toi sa possession

Créature de l’immédiat,

Ame pure, sans aucun tracas,

Si seulement je pouvais te protéger,

De ta cruelle destinée.

Tu subis, tu subis,

Mais mot tu ne dis,

Ton absence de logos est-elle une raison,

De t’infliger une telle punition ?

Si tu savais te défendre,

Si seulement tu pouvais apprendre,

Qu’en penserais-tu ?

Je suis bien lasse,

De te voir souffrir,

A chaque instant, voir les tiens mourir,

Dans l’indifférence de ceux

Qui croient connaître mieux,

Ceux qui n’ont rien compris,

De leur chers concepts d’amour, morale et vie.

Ces hommes sans compassion

Qui te déciment par millions

Sans nous, qu’aurait été ton destin ?

Dystopie floue, qui aurait été le plus malin ?

Ah cette folle volonté,

Qui a tout dominé !

Anomalie qui tout dénature,

Grand cauchemar qui perdure,

Et toi, là, conscient ou pas,

Je ne préfère pas y penser,

Dans les deux cas, tu n’as rien mérité.

Souffrant, il est certain,

Docile, soumis à ce triste dessein,

Qu’il est tragique d’être né dans ta peau !

De souffrir, sans pouvoir prononcer un mot.

Terre sans hommes, ton rêve pour demain

Une terre rendue, qui enfin t’appartient

Valeur, hiérarchie mais de quoi ?

Malheur, tyrannie, sans foi ni loi !

Innocence, candeur, plus humain que l’humain

Mais cessons cet anthropomorphisme malsain

Loi de la nature sans prétention ni morale,

Face à ce monde de raclure, où le mal est banal

Et portés par des beaux principes,

Absurdité de nos archétypes !

Démagogie, qui voudrait nous dire que tout est normal,

Quelle insolence de nier la tragédie de l’animal,

Abattoir, chambre à gaz banalisées,

Ces carnistes voudraient nous ridiculiser,

En blaguant sur les salades et leur sentiments.

Déni, déni et je vous comprend,

Quelle douleur, avoir passé sa vie complice d’un génocide,

De ce progressisme complètement parricide,

Qui nous vole, nos âmes, nos cœurs,

Cette logique même que nous adulons

Rationalité qui tend vers sa destruction

Dans un monde qui se meurt

Portant le poids de nos pères, nous vous sauverons,

Jusqu’au dernier jour, nous nous battrons

Que vos vies soient épargnées

Que nos chers droits de l’homme vous soient adressés

Je le sais, ce lion me dévorerait si il pouvait

mais si j’avais des ailes pour m’envoler,

ce ne serait que justice, que ce lion reste affamé

mais que fait-il dans une cage ?

Seul, à gémir de rage

au nom de quoi ?

quel bel état de droit !

Putain d’absurdité,

Elle ose encore se nommer humanité !

Animal tu es moi, je suis toi

Nous sommes le monde entier

Je vivrai ma vie pour que tu sois sanctifié

Agneau saigné devant l’autel de notre démesure

Ame du monde bafouée, éternelle souillure

Au nom de quoi ? Quel dieu voudrait cela ?

Sa créature qui ne sait pas pourquoi elle doit périr,

Devant une foule qui ne s’en soucie pas.

L’animal, un bout de viande à cuire,

Mais putain au nom de quoi ?

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